Atelier

Là où je suis

De l’atelier, mes yeux se posent sur les bambous noirs rapportés du Japon, l’érable qui rougit en automne ou les crocus qui annoncent le printemps. J’ai toujours, depuis bientôt 40, ans autant de plaisir à tourner la clef, à coulisser la porte et à me faire accueillir par l’atelier. Les heures vont s’écouler rares, précieuses : alors se livrent parfois de terribles batailles, des paris qui m’anéantissent mais aussi des victoires qui me construisent et me font continuer. L’atelier se met à scintiller, à miroiter et le soir il s’emplit de l’odeur du vernis : il faut alors le quitter pour que l’alchimie du temps s’opère et qu’il offre au matin venu la découverte du travail accompli.